• ~ Nos adorables belles-filles d'Aurélie Valognes ~

    Résumé :

    Pour une comédie familiale irrésistible, il vous faut:

    Un père, despotique et égocentrique, Jacques. Une mère, en rébellion après 40 ans de mariage, Martine. Leurs fils. Matthieu, éternel adolescent mais bientôt papa de trois enfants. Nicolas, chef cuisinier le jour et castrateur tout le temps. Alexandre, rêveur mou du genou.

    Et surtout… trois belles-filles délicieusement insupportables !

    Stéphanie, mère poule angoissée. Laura, végétarienne angoissante. Jeanne, nouvelle pièce rapportée, féministe et déboussolée, dont l’arrivée va déstabiliser l’équilibre de la tribu.

    Mettez tout le monde dans une grande maison en Bretagne. Ajoutez-y Antoinette, une grand-mère d’une sagesse (bien à elle) à faire pâlir le dalaï-lama, et un chien qui s’invite dans la famille et dont personne ne veut. Mélangez, laissez mijoter… et savourez !

    Mon avis : Coup de 

    Après l’avoir remarqué dans les parutions des éditions Michel Lafon, je me suis laissée tenter par ce livre qui n’est pas sans me rappeler ma propre belle-famille. Un résumé accrocheur qui m’a charmé.

    Les Le Guennec sont une famille qui d’extérieur parait tout à fait ordinaire mais d’intérieur, ne l’est pas du tout. Au milieu de quatre générations, des personnalités excentriques de belles-filles angoissées, végétariennes ou rebelles, de beaux-parents égocentriques ou en pleine crise et de fils dépassés par les situations, j’ai été emporté dans un tourbillon, un ouragan de bonheur.

    Tensions, rires, remises en question, doutes, larmes mais aussi beaucoup de folie et d’humour. Anecdotes familiales se mêlent à des histoires de vies, des portraits de femmes et d’hommes. L’auteur nous présente des personnages hauts en couleur, des caractères multiples et terriblement attachants qui s’aiment, se détestent, s’apprivoisent, se repoussent, se rebellent.

    Martine, superbe femme, matriarche de la famille, est en pleine crise de la septantaine. Jacques, son mari, égocentrique, est incapable de se remettre en question. La famille évolue autour de ces deux représentants, s’adapte (bien que difficilement, parfois !) aux belles-filles. Au fil des pages, on se sent l’âme d’un enfant Le Guennec, invité à chaque réception, Noël, à la semaine au ski, à la chasse de Pâques.

    Bien que les fils soient plus absents que les belles-filles, j’ai beaucoup apprécié partager leur quotidien au sein de cette famille. Je suis moi-même une belle-fille et je les comprends totalement.

    "On ne choisit pas sa famille, on ne choisit pas sa belle-famille non plus. Juste son amoureux..."

    ♦ ♦

    Emportée chez les Le Guennec, c’est au rythme des personnages attachants et atypiques qu’on voyage en Bretagne, dans la maison familiale. Un véritable coup de cœur pour cette histoire attendrissante, rigolote et un brin fofolle. Page après page, j’ai vécu un pur moment de bonheur.


    5 commentaires
  • Résumé :

    "Ma nièce Valérie doit s'occuper de tout."

    Se retrouver un beau matin avec une librairie sur les bras, Valérie ne s'y attendait pas. Pour elle qui se destinait à une brillante carrière de consultante internationale en économie, quel cadeau empoisonné ! La jeune femme va pourtant se laisser prendre au jeu et, indépendamment des comptes de la boutique au bord de la faillite, découvrir la littérature. Kafka, Dickens, Calvino, Pessoa... Une tasse de thé à ses côtés, elle dévore avec joie tout ce qui lui tombe sous la main. Texte après texte, échange après échange avec les clients peu banals du magasin, Valérie commence à prendre goût à sa nouvelle vie, mais c'est un roman singulier intitulé Une année particulière et la rencontre d'un charmant inconnu qui l'aideront à écrire le chapitre décisif de son existence... 

    Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

    C'est un livre que j'avais remarqué lors de sa sortie en mars 2016 et qui m'avait beaucoup tenté, en raison de son sujet centré sur les livres, la littérature et la présence d'une vieille libraire. Cela me rappelait mes premières études post-bac, une formation dans les métiers du livres.

    Valérie, jeune femme étudiante en économie, se retrouve du jour au lendemain aux commandes de la librairie de sa tante, qui l'a désertée pour une raison inconnue. Confrontée à littérature, Valérie va peu à peu s'adoucir et sa vision de la vie va évoluer au fil des rencontres que cette librairie va lui réserver...

    J'ai été tout d'abord admirative de Valérie, qui va découvrir de manière brutale un territoire inconnu pour elle, puisqu'elle n'est ni une grande lectrice ni une amoureuse de la littérature. Sa tante Charlotte, elle ne l'a également plus vu depuis des années. C'est au hasard d'un poème qu'elle va doucement se plonger dans la gestion de cette librairie.

    Une librairie qui d'ailleurs semble magique et recèle de livres neufs, anciens, d'occasions. Un fauteuil moelleux trône dans la pièce. C'est une librairie que j'aurais envie de découvrir, dans laquelle j'aurais aimé entrer pour venir admirer les bibliothèques entières de livres et pour dénicher la perle rare de la littérature. Une librairie pour les amoureux des livres et j'ai beaucoup aimé me balader au cœur de celle-ci.

    Cependant, ce livre ne m'a pas fait passé que du bon temps. Je me suis posée beaucoup de questions au début de l'histoire, notamment concernant Valérie, Sven, cette fameuse tante, et beaucoup d'entres elles sont restées en suspens. Je dois dire que j'ai été plutôt ennuyée de voir que le contexte ne m'a pas du tout accrochée. J'ai été rapidement perdue, ne comprenant pas pourquoi la jeune étudiante se retrouvait là, qui était-elle,... 

    Je ne m'attendais pas du tout à un tel déroulement. Les dialogues sont peu nombreux et l'action infime. Ce n'est clairement pas un livre dans lequel on peut s'attendre à des bouleversements. Le changement, il a eu lieu avant le début du livre et on assiste à l'après-changement.

    De plus, des personnages qui m'ont l'air très intéressant et pourraient apporter à l'histoire un grain de malice, débarquent et repartent aussitôt, de la même manière brutale qu'ils sont apparus. Cela m'a déçue.

    ♦ ♦

    Un livre prometteur, au sujet fort intéressant puisqu'il réunit les fidèles des livres, qui m'a cependant beaucoup déçu. Malgré une librairie somptueuse qui fait rêver, je me suis sentie étouffée à l'intérieur. 


    2 commentaires
  • ˜ Le secret du mari de Liane Moriarty ˜

    Résumé

    Jamais Cecilia n’aurait dû lire cette lettre trouvée par hasard dans le grenier. Sur l’enveloppe jaunie, quelques mots de la main de son mari : « À n’ouvrir qu’après ma mort ». La curiosité est trop forte, elle l’ouvre et le temps s’arrête… John-Paul y confesse une faute terrible dont la révélation pourrait détruire non seulement leur famille mais la vie de quelques autres. À la fois folle de colère et dévastée par ce qu’elle vient d’apprendre, Cecilia ne sait que faire : si elle se tait, la vérité va la ronger, si elle parle, ceux qu’elle aime souffriront.

    Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ 

    J’ai lu ce livre dans le cadre du Our Pretty Books Club du mois de mai et il ne faisait pas partie de la sélection de livre que j’avais retenu ni celui pour lequel j’avais voté. J’ai pourtant été surprise et curieuse après avoir lu le résumé et me suis laissée envahir par l’histoire.

    Cecilia est une le cliché de la femme active et moderne. Elle court à droite et à gauche pour emmener ses filles à l’écoles, à leurs activités, à ses réunions Tupperware. Le jour où elle tombe sur une lettre manuscrite de son mari lui intimant l’ordre de ne l’ouvrir qu’après sa mort, son petit monde bascule. L’histoire de Tess, une femme dont le mariage s’essouffle, et de Rachel, dont la vie a été poursuivie par le chagrin de la perte de sa fille aînée, se greffe alors à cette tornade que va libérer cette lettre.

    Pour moi, cette histoire m’a laissé trois sentiments différents. Tout d’abord, le suspens dans lequel on est plongé grâce à la découverte de cette lettre est insoutenable jusqu’à ce que Cecilia se décide à l’ouvrir. J’ai été tenue en haleine et j’ai tergiversé pour essayer de deviner ce qu’elle pouvait bien contenir de si important qu’elle ne doive l’ouvrir qu’après la mort de son mari.

    Puis, j’ai été envahie par une certaine lassitude. L’histoire est longue a commencer, bien que le suspens soit présent. Je pense que cela est dû à l’alternance de point de vue et de vie des trois femmes. J’ai eu beaucoup de mal à imaginer le lien qu’elles pouvaient avoir entre elles et jusqu’au milieu du livre, ce lien m’a semblé si inexistant que je me suis ennuyée.

    Ensuite, l’histoire commence réellement au milieu et d’un coup, j’ai été brutalement plongée dans une spirale dans laquelle on découvre toute l’intrigue liée à cette lettre. A partir de ce moment-là, j’ai apprécié ma lecture et l’ai dévorée. Le côté addictif de cette dernière phase du livre m’a fait l’effet d’une course folle, dans laquelle chaque page que l’on tourne va nous en révéler un peu plus.

    Enfin, l’épilogue, dont j’attendais beaucoup je dois dire concernant l’issue de ce roman, m’a tout simplement beaucoup déçue. Il a fait redescendre toute l’effervescence qui m’avait fait avaler les deux cents dernières pages de ce roman d’un seul coup.

    Le côté « Desperate Housewives » de ces femmes d’une banlieue résidentielle australienne qu’on suit durant une semaine (chaque partie correspond à un jour de la semaine), celle de Pâques exactement, m’a beaucoup plu. L’auteur réussit, avec une écriture fluide et agréable, à nous immerge dans leurs modes de vie, leurs pensées et leurs petites vies. J’ai apprécié la manière dont je me suis sentie dans leurs esprits, dans leurs têtes. C’est ce qui m’a fait tenir jusqu’au bout du livre.

    Malgré tout, je dois avouer que je n’ai pas beaucoup éprouvé de sympathie pour Tess et Cecilia. Elles m’ont semblé n’être définie que par leurs modes de vie boursoufflées de valeurs catholiques et familiales ; et bien qu’elles soient pleines de qualités et veulent tout faire pour leur famille, elles sont en perpétuelle indécision sur le sort qu’elles réservent à leur mari et sont comme attirées par la souffrance qu’ils génèrent. Rachel, quant à elle, ne m’a pas fait bonne impression. J’ai eu du respect pour sa vie, malmenée par le chagrin et la tristesse qui la définie, mais cela ne s’est pas transformé en empathie.

    ♦ ♦

    Malgré un livre addictif et très bien écrit, puisqu’on comprend aisément tout ce que nos héroïnes peuvent penser et juger, l’intrigue m’a laissé perplexe et j’en ressors avec un avis assez mitigé. J’ai été tour à tour haletante, ennuyée puis excitée


    votre commentaire
  • ˜ A demain, Lou de Marie-Claude Vincent ˜

    Résumé :

    Elisabeth, Lou et la petite Laura forment avec leurs parents une famaille unie et joyeuse. Jusqu'au jour où Eli part passer le week-end chez une amie et ne revient pas. Bloquée par le silence des adultes, Lou n'ose pas poser de questions. Le corps pressent ce que l'esprit refuse d'accepter, mais admettre qu'Eli est morte serait plus terrible encore que ce mutisme qui, peu à peu, empoisonne tout.

    Mon avis :  Coup de ♥

    Je suis passée devant en librairie de nombreuses fois, après avoir lu des chroniques qui en faisait l’éloge. Je ne connaissais pas Marie-Claude Vincent, bien qu’ayant déjà écrit trois livres avant celui-ci. J’ai finalement craqué, le livre abordant un thème relativement tabou dans notre société aujourd’hui.

    Lou a douze ans lorsqu’Eli, sa sœur aînée, meurt pendant un week-end. Elle se souvient des derniers mots qu’elle lui a dit, elle se souvient de sa sœur étant partie et elle l’attend… Elle attend qu’elle revienne, car pour Lou, Eli ne l’a pas abandonné. Elle va revenir, surgir en s’excusant de l’avoir fait attendre aussi longtemps. Mais les mois passent, défilent...

    C’est un roman foncièrement triste, qui évoque avec finesse le travail complexe du deuil d’une petite fille de douze ans à qui le mot « partir » ne signifie pas la mort. Elle va passer par des étapes cruciales telles que le déni, dans lequel elle va établir toutes sortes d’habitudes, de manies et de comportements farfelus qui montrent davantage ses réactions corporelles face à la mort d'Eli, puis l’acceptation, au moment où l'esprit prend conscience et enfin, le vide. 

    Ce que j’ai beaucoup aimé, c’est que le style de Marie-Claude Vincent ne passe pas par quatre chemins pour dire les choses. Elle a également la faculté de nous montrer de manière simple et pourtant très puissante comment une fillette de douze ans se trouve embarquée dans un travail de deuil. C’est agréable à lire malgré un thème très dur et d’autant plus tabou dans notre société. Elle manie la plume avec perfection pour que cela vienne nous toucher et faire réveiller en nous l’instinct fraternel qu’on peut avoir. 

    Lou est attachante, c’est une battante. Son esprit est fort tandis que ces gestes disent le contraire. Elle tente de (sur)vivre, d’avancer à sa manière pour souffrir le moins possible alors que son comportement traduit l’exact opposé  de ces pensées. 

    ♦ ♦

    Un roman sublime et extrêmement puissant qui nous plonge au cœur de l'histoire d'une enfant de douze ans face à un pouvoir irréversible et immensurable. Comment faire face ?


    4 commentaires
  • ˜ La vie est facile, ne t'inquiète pas d'Agnès Martin-Lugand ˜

    Résumé :

    Depuis un an que Diane est rentrée d’Irlande, elle a tourné la page sur son histoire tumultueuse avec Edward, bien décidée à reconstruire sa vie à Paris. Avec l’aide de Félix, elle s’est lancée à corps perdu dans la reprise en main de son café littéraire.

    Mon avis : ♥ ♥ ♥ ♥ 

     

    Quel plaisir de retrouver Diane, Félix, Edward dans ce second volet. Même si je dois avouer que je n'apprécie jamais les suites de romans de style contemporains. Parfois, certains n'ont pas besoin de suite. Les gens heureux lisent et boivent du café, premier tome des aventures de Diane, fait partie de ces romans qui n'ont pas nécessairement besoin de suite. La fin est idéale, elle laissait au lecteur la possibilité de l'imaginer comme il voulait.

    Retourner à Mulranny, retourner voir Edward, c'était trop. Comme du déjà vu. Je ne pense pas qu'on en avait réellement besoin, même si cela m'a fait plaisir de la voir se replonger dans ce qui lui a permis de se reconstruire. Les personnages sont toujours aussi attachants, fidèles à eux-mêmes, à leurs caractères et surtout réalistes. 

    Pourtant, j'ai trouvé le style de La vie est facile, ne t'inquiète pas plus mature. C'est ce que j'ai le plus apprécié, comme si la plume de l'auteur avait mûri en même temps que Diane s'est reconstruite auprès de son café littéraire. Malgré tout, on sent bien qu'elle redevient cette femme du premier tome lorsqu'elle retourne à Mulranny. J'ai eu cette impression d'être de retour dans Les gens heureux lisent et boivent du café.  

    Cette suite n'est donc pas indispensable, elle peut aisément se lire sans avoir au préalable lu Les gens heureux lisent et boivent du café car la description et la narration sont organisées et assez détaillées pour comprendre ce qu'il s'est passé dans le premier tome. Ce roman n'est ni plus ni moins la description en détail de la guérison de Diane.

    L'histoire est fluide et se lit très rapidement, elle s'enchaîne simplement et passée le fait qu'elle est un peu redondante, on se laisse happer à nouveau par la vie de Diane. 

    « Nous avions réussi à créer une famille heureuse de gens brisée, abîmée et nous allions bien... »


    4 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique